La confession ou sacrement de réconciliation

Partager sur: Partager sur Twitter Partager sur Facebook Partager sur Google+

Le sacrement de la réconciliation est le signe de l'amour infini de Dieu. En nous reconnaissant pécheur, nous croyons que l'Amour infini de Dieu sera toujours le plus fort.

 

Le sacrement de réconciliation

Dans l’Eglise catholique, la confession a été renommée «sacrement de réconciliation ». Se confesser, c’est reconnaître ses péchés devant un prêtre afin qu’il les pardonne au nom du Christ. Le dialogue avec un prêtre est un signe efficace de réconciliation avec Dieu et avec les chrétiens. Il donne des conseils permettant d’aider l’évolution de la personne dans sa vie et dans sa foi. Ensuite, le prêtre accorde ou non le pardon et la rémission des péchés. Il doit également garder secret tout ce qui lui a été révélé au cours de la confession.

On parlait habituellement du sacrement de pénitence, ou d'une manière habituelle de la confession. C'était mettre l'accent sur la démarche de l'homme plus que sur celle de Dieu : Car c'est Dieu qui dans le Christ, réconciliait le monde avec lui ( 2 C 5.19). Désormais les chrétiens se sont habitués a vocabulaire de la réconciliation.

Diversité des célébrations
LA CONFESSION INDIVIDUELLE manifeste mieux la rencontre personnelle avec Dieu. Il est des moments de la vie où la démarche de conversion ne peut être qu'individuelle. C'est le cas bien évidemment lorsqu'une faute grave occasionne une rupture importante dans notre relation à Dieu. Mais c'est aussi le cas avant certains engagements importants, comme à l'approche du mariage, avant une consécration religieuse, ou même lorsque nous avons à prendre une décision majeure. La démarche personnelle est aussi tout indiquée à l'occasion d'une retraite, ou quand nous tenons à « faire le point ».

LES CÉLÉBRATIONS COMMUNES font mieux apparaître l'aspect ecclésial. Le ministère du prêtre y est situé au sein de la prière de la communauté. On comprend mieux alors qu'il ne suffit pas de demander à Dieu le pardon, mais qu'il faut aussi pardonner à ses frères et créer un monde où les relations entre les hommes puissent s'épanouir dans la réconciliation.
Ces célébrations sont aussi le lieu où l'on peut prendre conscience que notre monde comporte, suivant l'expression de Jean-Paul II, des structures de péchés dont nous sommes en partie responsables, chacun pour notre part. Elles rappellent à chacun le devoir de conversion et en dévoilent les implications concrètes.
 

Sous le signe du pardon
La vie humaine, vraiment humaine, n'est possible que si elle est placée sous le signe du pardon. En effet, il n'y a pas de vie sans conflits; ils sont inhérents à l'existence ! Or le conflit, s'il est parfois source de vérité et conduit à des affrontements féconds, est plus souvent encore cause de destruction.
Que l'on songe aux conflits qui opposent les pays, aux guerres qui n'arrivent pas à se terminer; que l'on pense aux divisions dans les familles, aux luttes sociales, aux tensions dans le monde du travail, aux incompréhensions entre générations, aux luttes religieuses, aux oppositions à l'intérieur même de l'Eglise. Partout la réconciliation semble si difficile à réaliser .
Et pourtant nous sentons confusément que la réconciliation est nécessaire. Il faut :
 

  • se réconcilier avec soi-même; combien d'êtres se détruisent parce qu'ils ne peuvent se supporter!
     
  • se réconcilier avec les autres; combien d'hommes détruisent les autres parce qu'ils les font souffrir!
     
  • se réconcilier avec le monde; combien de personnes sont toujours en refus vis-à-vis de leur environnement ou vivent dans l'angoisse devant des forces qui les dépassent!
     

L'espérance de réconciliation qu'annonce l'Evangile atteint le monde en plein cœur. Nous croyons que la réconciliation est possible. Mais il ne faut pas se payer de mots. Annoncer la réconciliation, c'est se mettre sur le chemin d'une vie réconciliée.
On ne peut se réconcilier avec les autres qu'en l'étant d'abord avec soi-même; et cela nous paraît souvent une œuvre impossible tant qu'il n'y a pas en face de nous le regard d'un autre qui nous dit qu'il nous aime comme nous sommes, malgré ce que nous sommes. Cet autre permet de réconcilier en nous l'élan et la pesanteur, le rêve et la réalité.
Pour le croyant, Dieu est cet autre. Son regard est sur nous, un regard d'amitié et de confiance. Mais souvent nous lui tournons le dos. Il faut nous retourner vers lui, nous convertir. Alors il nous réconcilie avec nous-mêmes, non pas dans une autosatisfaction du passé, mais dans une marche en avant. Il nous remet sur une route que nous pouvons faire en compagnie de frères avec lesquels nous devons sans cesse nous réconcilie

La conversion
Le pardon est au bout d’un chemin de conversion. Qu’est-ce à dire ? La fidélité de Dieu ne se dément pas. En lui le pardon existe avant que nous ne le lui ayons demandé. Se convertir, c’est changer de chemin. Ezéchiel faisait déjà dire à Dieu : Je ne veux pas la mort du pécheur, oracle du Seigneur. mais qu'il change de chemin et qu'il vive! (Ez 18.23).
Conversion signifie « retour ». La grande image a été celle du retour de l'Exil. Quand le peuple, éloigné et perdu en pays étranger, a pris le chemin du retour vers Jérusalem. Cela correspondait en même temps à un renouveau dans la vie de foi, et comme à une amitié retrouvée envers Dieu.

Dans nos secteurs pastoraux
Un accueil individuel est assuré au sanctuaire de Verdelais chaque jour. Il est préférable de téléphoner auparavant pour s’assurer de la présence d’un prêtre. Tel. : 05 56 76 70 45

Des célébrations pénitentielles sont organisées aussi à l’occasion des grandes fêtes de l’année liturgique.

 

Partager sur: Partager sur Twitter Partager sur Facebook Partager sur Google+